Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 23:24

Nous sommes en 1995, j’ai vingt ans et je n’ai jamais fait l’amour. Le temps presse, me dis-je tous les jours depuis la date fatidique de mes dix huit ans. Pourtant, j’ai vingt ans et rien ne presse. Mes hormones en ébullition me disent le contraire. Telle ma sœur Anne ne voyant rien venir, je scrute l’horizon des possibles depuis peu, avec plus de ténacité et de persévérance. Le premier venu fera certainement l’affaire car je ne peux rester dans l’ignorance plus longtemps. Mon corps réclame son dû et ma conscience me culpabilise tous les jours d’être à la bourre. Il y a urgence pour moi.

... la suite (bientôt).

Par Emi Telga - Publié dans : Mes mots-maux
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 23:02

Y-at-il une bonne ou une mauvaise façon de vieillir ? Existe-t-il un moyen de bien vieillir ? Je suis encore jeune, jeune par rapport aux moins jeunes, vieille par rapport aux plus jeunes, en bref à mi-parcours de ma ligne de vie, du moins je l'espère. Néanmoins, je me pose la question quand je les croise. Qui ? Les personnes âgées. Car à part mes grands parents décédés, les seules personnes âgées de mon entourage sont mes parents. Or mes parents ne sont pas vieux, pas à mes yeux. Mon seul référentiel est mon vieux voisin aigri, qui ne daigne jamais répondre à mes bonjour et rappelle à qui veut l'entendre que les antibiotiques lui ont bousillé le genou froit. Je ne veux pas vieillir comme mon référentiel.

Par Emi Telga - Publié dans : Mes mots-maux
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 15:36

Mon rédacteur en chef, m'a demandé d'écrire au kilomètre, c'est à dire en Times New Roman, police 14, sans alignement et sans fioritures. L'écriture journalistique, c'est tout nouveau pour moi. Un DU en poche, un stage de quinze jours dans une rédaction et hop là me voilà pigiste. Tout nouveau, tout beau ! L'exhaltation d'écrire enfin ! Mon petit coeur qui se met à cogner fort dans ma poitrine quand je vois mon nom s'inscrire en lettres d'imprimerie capitales, s'il vous plaît, lors de la parution de mon premier bébé, heu... article, pardon. Trois mois d'ancienneté et des commandes qui pleuvent tellement que j'ai du mal à suivre. Parce que, je vous explique : le journalisme, c'est en plus de mon vrai métier, celui qui me nourrit, en bref pas très passionnant !

Quelle reconnaissance pour moi qui ai attendu 15 ans avant de me lancer ! Enfin, vaut mieux tard que jamais, me direz-vous. En même temps, il n' y a pas de quoi pavoiser. J'écris pour la presse professionnelle, donc mon nombre de lecteurs est très limité et les sujets que je traite, ultra-spécifiques. Si en plus, on rajoute un entourage peu compréhensif, du genre,  "à quoi ça te sert de faire ça ?". Je dirais que je suis super enthousiaste de vivre cette aventure mais, en même temps, me vient un arrière goût de "pas assez" qui pourrait me rendre assez détestable aux yeux de ceux qui rament pour devenir journalistes. Alors oui, je suis très contente, très fière même si je ne suis lue que par une poignée de fidèles lecteurs et que je n'aurai jamais le Pullitzer, ce n'est pas grave, l'essentiel est là, écrire. 

Cependant, l'expression "Ecrire au kilomètre" commence à me hanter (quelle chieuse je fais là, oui je suis un peu comme ça !). Depuis quelques jours, la plume est plus lourde, empâtée aux entournures. Enfin, je devrais plutôt dire, mes doigts ne pianotent plus aussi vite qu'avant sur ma bécane et je rame pour atteindre les 7500 signes commandés, en général une broutille pour moi. "Ecrire au kilomètre" prend alors toute sa signification. Parfois, l'impression d'écrire pour écrire me donne un peu la nausée. Faire du quantitatif au détriment du qualitatif pour rendre les papiers à temps, ça me rend dingue. Je n'avais pas imaginé que chaque nouvel article serait une remise en question, l'éternelle obsession de bien faire. En même temps, est-ce que j'ai les moyens de tout lâcher, job peu intéressant, entourage peu compréhensif mais que j'adore, pour m'adonner à mon unique passion : devenir écrivain et vivre de ma plume ? Non je ne crois, pas. Ca s'appelle peut être grandir...

Par Emi Telga - Publié dans : Mes mots-maux
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 15:06

Après une année d'éclipse intentionnelle, me revoilà ragaillardie. La peur d'écrire, le rejet des autres, la crainte du jugement, l'angoisse de la page blanche. Plus forte que tout, la vague du doute avait balayé mon intime conviction, l'espace d'une année, le temps d'écrire pour les autres dans un contexte professionnel. L'oeil averti de l'expert me manquait. Une année pour me persuader que ma quête n'était pas veine. Une année pour comprendre que ça en valait la peine. Alors oui, me revoilà pour l'envie. L'envie d'écrire, tout simplement...

Par Emi Telga - Publié dans : Mes mots-maux
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 13:39

Benoîte Groult et moi avons près de cinquante ans d'écart. Pourtant je me sens proche de cette femme. Admirative de son parcours, sa grande lucidité, sa patience, son érudition, sa prose sans failles. Emue par la description de son corps vieillissant, des galets de son enfance soudainement glissants sous ses pieds devenus tremblants. Proche d'une femme dont rien ne me prédisposait à être proche. A trente trois ans, j'entrevois la vieillesse approchant, bien que lointaine. Je me reconnais dans sa vision des hommes ou plutôt la vision que les hommes ont des femmes. Je ne souhaite pas tomber dans l'éternel cliché de la femme qui fait tout : élever les enfants, tenir la maison, s'accomplir professionnellement. Tout cela est tellement vrai et il est tellemment inutile de le rappeler. Enfin un homme noir à la tête de la plus grande puissance mondiale. A quand une femme ?

Je m'égare...

"L'évasion" de Benoîte Groult est aussi mon évasion.

Par Emi Telga - Publié dans : Mes mots-maux
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Bienvenue

Je suis très heureuse de vous accueillir sur mon site et de partager avec vous mon univers. Je vous invite à découvrir le synopsis de mon premier roman "L'impossible équation". Mes mots-maux vous en diront plus sur ma personnalité et mes petits combats anonymes.

Ma réflexion globale porte sur notre société, la vie des uns et des autres, les liens qui les unissent ou les déchirent. C'est la composante sociologique, sans les chiffres, qui m'intéresse ; toucher au plus près l'affect, la détresse et la joie, décrypter les gens, photographier des scènes de vie, comprendre notre place de plus en plus difficile à tenir dans une société individualiste et exigente.

La prochaine étape, l'envoi de mes manuscrits à un éditeur ? Peut-être...

Bonne lecture.

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