Je termine à l'instant le dernier livre de Christine Angot, "Le marché des amants", qui relate sa liaison
avec Bruno Beausir, alias Doc Gynéco. Je reste sans voix et réellement perplexe face à cette oeuvre.
Déroutée par une prose déstructurée, à l'image du langage parlé, une succession d'imparfaits du début à la fin qui m'ont perturbée.
Déroutée par la mise à nu de l'auteure, la crudité des scènes érotiques, la vacuité des dialogues.
Son monde me dérange et me heurte mais il ne laisse pas indifférent. J'ai lu quelques critiques deci-delà. Angot cristallise les pires ressentiments autant que les louanges dityrambiques. Au delà
de la lutte contre les préjugés raciaux et de classe sociale, vue à travers la relation improbable d'une écrivaine intellectuelle de gauche et d'un rappeur mou sarkosyste de banlieue, on
s'interroge sur le traitement littéraire donné à cette histoire entre deux personnalités du microcosme parisien.
Pour ma part, j'oscille entre profonde aversion et curiosité malsaine de cet univers nombriliste et ô combien banal. On se promène beaucoup, on parle de soi mais au final que retient-on ? Entre
un doc gynéco lunaire, à la limite de l'illumination et une Christine Angot névrosée et exhibitionniste, je sors de ce livre avec le besoin vital d'une littérature saine, bien construite, nourrie
par une réflexion plus profonde. Dire que j'ai détesté serait faux. Je n'ai pas compris, non pas l'intérêt du livre qui me semble évident, mais comme je le disais plus haut son traitement
littéraire, l'écriture inégale, les dialogues insipides, l'impudeur manifeste. Je referme ce livre heureuse d'en être sortie et pas prête de recommencer. Quoique ? Curiosité malsaine
oblige...
Je suis très heureuse de vous accueillir sur mon site et de partager avec vous mon univers. Je vous invite à découvrir
le synopsis de mon premier roman "L'impossible équation". Mes mots-maux vous en diront plus sur ma personnalité et mes petits combats anonymes.